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THERAPIE SEXOFONCTIONNELLE ET EJACULATION PRECOCE

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L’éjaculation précoce est un trouble fréquent qui déstabilise l’individu et le couple. Elle est devenue le premier motif de consultation des hommes en sexologie. D’après les différentes études épidémiologiques, 20 à 30% des hommes souffrent d’éjaculation prématurée

 

DEFINITION ET PRISE EN CHARGE

La Société internationale de médecine sexuelle définit l’éjaculation prématurée selon trois critères, qui doivent tous être présents :

– Ejaculation – toujours ou presque toujours – moins d’une minute après la pénétration

– Incapacité à retarder l’éjaculation lors de toutes ou presque toutes les pénétrations

– Répercussions psychologiques (insatisfaction, frustration, gêne…) pour l’homme et/ou sa partenaire

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L’entretien clinique avec le patient (nature du trouble/contexte d’apparition…) et l’anamnèse (axe individuel/relationnel/conjugal/érotique…) permettent d’abord de cerner la réalité du trouble éjaculatoire et ensuite de préciser le caractère primaire ou secondaire du problème.

On va également s’intéresser à la présence d’un autre trouble sexuel (dysfonction érectile, principalement), ou de symptômes affectant l’appareil urinaire (liés à une prostatite chronique, à un syndrome douloureux pelvien…). L’hyperthyroïdie, l’anxiété et la dépression peuvent aussi être la cause d‘éjaculation prématurée.

Ce n’est que lorsque des signes cliniques sont identifiés qu’il est justifié de procéder à un bilan complémentaire (dosage hormonal notamment). En cas d’éjaculation précoce primaire, cela n’est pas forcément nécessaire.

L’aspect psychologique est évidemment être pris en considération dans sa dimension individuelle, conjugale, environnementale.

Et c’est seulement à partir de tous ces éléments réunis que l’on pourra poser un diagnostic et comprendre l’éventuel sens du symptôme à travers la connaissance que l’on aura de l’individu et de son fonctionnement.

LES CAUSES POSSIBLES

Elles peuvent être :

– Relationnelles : stress, problèmes relationnels du couples, anxiété de performance, événements de vie…

– Organiques : prostatite, hyperthyroïdie, phimosis, frein trop court…

– Pharmacologiques : sevrage aux opiacés

– Sexuelles : dysfonction érectile

– Génétiques : en général responsable des Ejaculation Précoce primaires

LES FACTEURS DE RISQUES

– La phobie sociale

– L’inaptitude à la communication émotionnelle

– Une dysthyroidie

– La dépression

– Une lésion du cône terminal de la moelle (syndrome de la queue de cheval)

– La dysfonction érectile

– La prostatite chronique, les douleurs pelviennes chroniques, le phimosis serré (il faut poser la question)

 

LES CONSEQUENCES

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Cela peut altérer l’estime de soi et la confiance de l’homme qui exprime cette difficulté.

Elle peut également retentir sur la sexualité de sa partenaire avec une fréquence de dysfonctions sexuelles plus importantes chez ces femmes que chez les partenaires d’hommes qui ne sont pas éjaculateurs prématurés.

Elle peut enfin entraîner une difficulté de communication à l’intérieur du couple car les deux partenaires ont du mal, pour la plupart, à aborder le problème.

LA PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE

La thérapie sexofonctionnelle est basée sur le modèle de fonctionnalité sexuelle et a pour but de répondre aux demandes des patients, et offre des moyens concrets pour aider les gens à améliorer leur vie sexuelle sur les plans personnel, relationnel et social.

Un travail s’effectuera autour des émotions, des éventuelles anxiétés, de l’histoire sexuelle ainsi que les enjeux relationnels avec la partenaire.

D’un point de vue fonctionnel, le traitement de l’éjaculation prématurée mettra l’accent sur le développement de la capacité de l’homme à gérer son excitation sexuelle. L’excitation sexuelle peut être l’unique cause ou l’une des causes de l’éjaculation, peu importe le moment où celle-ci a lieu. En effet, lorsqu’un homme détient les connaissances et les habiletés nécessaires pour moduler le cours de son excitation, il peut conserver cette dernière à des niveaux inférieurs à celui qui déclenche le réflexe éjaculatoire et il devient alors capable de prolonger la durée de la pénétration.

Ces connaissances et ces habiletés sont issues de la compréhension des réactions physiologiques qui se produisent à l’intérieur des différentes zones de la courbe de l’excitation sexuelle masculine.

 

CONCLUSION

L’éjaculation précoce est un symptôme très fréquent, qui existe bien souvent depuis longtemps voire toujours. Il est source de manque de confiance en soi, de manque de satisfaction sexuelle pour l’homme et pour son ou sa partenaire. On retrouve parfois des causes (hyperthyroïdie, certaines drogues, abus sexuels, certains événements de vie, une crise du couple, une dysfonction érectile..) mais pas toujours.

La sexologie va donc permettre d’échanger autour de ce symptôme, de rechercher les répercussions sur le couple, sur la confiance en soi, une éventuelle anxiété de performance. Il s’agira de mettre en place un plan thérapeutique adapté à la difficulté du patient.

La thérapeute, dans son approche, mettra l’accent sur le développement du potentiel sexuel de la personne mais également sur l’harmonisation sexuelle et relationnelle du couple.

Res(sources) : Dr François de Carufel, Ph.D.
Docteur en psychologie et sexologue
Fondateur de la thérapie sexofonctionnelle

Géraldine CHANAL
Psychologue – Psychothérapeute
3 rue des Cottages 75018 Paris
Tel : 07 86 05 00 87