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BALAYAGE CORPOREL, ANCRAGE ET PLEINE CONSCIENCE

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60 000 pensées par jour chez l’être humain !
C’est à dire 4000 pensées/heure, ce qui correspond à 1 pensée/seconde ! Ces pensées lorsqu’elles sont trop envahissantes ou en lien avec des émotions négatives, deviennent de véritables poisons et nous enferment parfois dans une spirale de mal-être qui va de l’anxiété à la dépression, en passant par le Burn-out !

 

LE POUVOIR DES PENSÉES

 

Il nous arrivent parfois d’être épuisé par des pensées, des souvenirs ou des sentiments qui nous accaparent et sont de véritables pensées automatiques inarrétables et qui nous emportent comme un véritable Tsunami émotionnel.

En effet, notre mental nous mène par le bout du nez et fait à sa guise pour notre plus grand malheur. Il faut bien en prendre connaissance pour agir en conséquence.

Il nous faut d’abord reconnaître notre perte de pouvoir et surtout la possibilité de le reprendre et réintroduire ensuite une certaine discipline. Ainsi devenir témoin du processus pernicieux de nos pensées, observer ce qui se passe et intervenir.

Mais comment ?

Il vous suffit d’utiliser les méthodes qui vous permettent de retrouver des sensations dont vous disposez sans le savoir mais auxquelles vous ne faites plus attention.

Voici quelques techniques :

* Le balayage corporel
* L’ancrage
* La pleine conscience

 

LE BALAYAGE CORPOREL

 

Le balayage corporel est l’une de ces méthodes qui va vous offrir un outil toujours disponible pour couper court au stress, à l’agitation, à l’angoisse légère mais pesante, etc.

Le balayage corporel, parfois appelé body scan, est une solution utilisant des outils dont vous disposez déjà pour vous permettre d’avancer dans la connaissance de votre propre personne, dans le développement de vos sensations.

En réactivant le dialogue avec vos sens, vous portez à nouveau attention aux informations qu’ils vous envoient, vous reprenez la communication avec le monde qui vous entoure à travers vos moyens sensitifs.

Grâce à cela, vous enrichissez votre ressenti et celui-ci s’affinera de plus en plus.
Vous découvrirez une certaine harmonie visuelle à tant de choses auxquelles vous ne faisiez pas ou plus attention, vous découvrirez de subtils mélanges de parfums plutôt qu’une odeur englobée sans distinction, etc.

Le balayage corporel a un autre effet, il coupe court au cycle du stress. C’est en refusant d’entrer dans le cercle vicieux des pensées et en vous en détournant que vous pourrez reprendre le contrôle et retrouver la tranquillité d’esprit nécessaire à une bonne gestion des crises ou des simples problèmes qui se posent.

Le balayage corporel mobilisera toute votre attention, la détournant ainsi du stress, des tensions, des angoisses naissantes, faisant redescendre ces derniers tout naturellement.

Comment pratique le balayage corporel ?

Installez-vous confortablement. Trouvez une position qui permette à votre corps d’être léger, libre, tout en se maintenant tout de même. Être affalé, effondré, ne vous permettra pas de respirer convenablement. Assurez-vous que vous ne serez pas dérangé durant une vingtaine de minutes, voire une demi-heure.

Fermez les yeux, efforcez-vous de mettre de côté toute source de stress. Vous ne pouvez pas les oublier, mais rien ne vous force à les observer. Cessez de leur accorder de l’importance, ne serait-ce que le temps de cette expérience.

Commencez alors à porter votre attention sur votre corps. Commencez par les pieds et remontez le long du corps, en vous intéressant à chaque sensation. Vos pieds sont-ils posés ou pèsent-ils un peu au bout de vos jambes.

Ressentez la sensation de chaleur ou de froid, la manière dont ils sont disposés dans vos chaussures. Vous pouvez faire bouger très légèrement vos orteils et ressentir la manière dont les muscles sont mis en jeu.

Quand vous aurez épuisé tout ce que vous pouvez observer mentalement au sujet de vos pieds, remontez jusqu’aux chevilles et aux mollets. Sont-ils tendus ? Un peu douloureux à cause d’une longue marche ? Ressentez la manière dont vos vêtements pèsent sur eux. Sont-ils chauds ?

Remontez alors jusqu’à vos cuisses en appliquant la même méthode, puis étendez-là à chaque partie de votre corps. Il vous faudra tenter de distinguer à chaque fois tout ce que vous pouvez ressentir.

Rien n’est inintéressant, rien n’est trivial, toute information est bonne à recevoir, à observer. Celles qui ne vous intéressent pas immédiatement pourront faire sens plus tard ou simplement ouvrir à la voie à des informations plus riches par la suite.

En pratiquant régulièrement le balayage corporel, vous affinerez grandement vos perceptions de votre propre corps et vos sensations d’une manière plus générale.

Vous disposerez également d’un outil pour couper court au cycle du stress et de l’inquiétude. Même en ne consacrant que quelques minutes à cette pratique, vous verrez votre niveau de stress diminuer rapidement et de manière importante.

 

L’ANCRAGE

 

«Ancrage», «être ancré», « s’enraciner »… ça veut dire quoi tout ça ?

Être ancré, c’est être connecté à la terre. C’est se sentir relié. C’est sentir cette connexion profonde qui existe entre nous et la terre, et être dans l’acceptation du moment présent.

Être ancré, en gros, c’est aussi sortir de ses pensées et prendre conscience de son corps dans son intégralité. C’est donc accepter pleinement son corps tel qu’il est et en prendre soin.

C’est habiter complètement ce corps qui est le nôtre et accepter de vivre notre vie ici sur terre.

Un synonyme de s’ancrer est s’enraciner. S’ancrer, c’est s’enraciner dans le sol, dans la terre, dans le réel, dans la matière, dans le présent, dans l’ici et maintenant…peu importe les noms que vous utilisez.

S’ancrer, c’est sortir sa conscience de sa tête … et l’installer dans ses pieds.

C’est sortir du monde des rêves, des pensées, de l’imaginaire, du spirituel… et revenir dans le monde terrestre, réel, corporel, le monde de la matière. C’est être pleinement là, dans le monde physique.

Car plus on est dans sa tête, plus on pense.
Et plus on pense, plus on est dans sa tête.
Et plus on est dans sa tête, moins on est ancré.
Et moins on est ancré, moins on est confortable.

La technique de l’ancrage va vous permettre de vous enraciner bien profondément dans le sol, ce qui vous permettra ainsi de ne pas vous faire emporter, chahuter, chavirer… au premier petit coup de vent qui se présente.

En pratiquant l’enracinement, on développe notre sérénité, notre confiance et notre sentiment de sécurité quel que soit l’endroit où nous sommes ou quel que soit la situation que nous traversons ! On se sent plus confiant, et plus solide sur ses pieds. Il y a vraiment une vie «avec» ancrage, et une vie sans.

Comment pratiquer l’encrage ?

Vous pouvez le faire assis ou debout. L’important est d’avoir les pieds bien à plat sur le sol.

Vos pieds sont bien posés sur le sol, et créent un contact puissant avec la terre.

Commencez par effectuer 3-4 mouvements de respiration abdominale pour vous détendre (si vous ne savez pas comment pratiquer cette respiration, vous pouvez commencer par lire cet article).

Maintenant, les yeux fermés de préférence, vous allez imaginer que des racines sortent de vos pieds et commencent à s’enfoncer dans le sol.

Ces racines commencent à vous relier très profondément avec le sol. Si vous êtes assis, ces racines partent non seulement de vos pieds mais aussi des pieds de la chaise, de vos chevilles, de vos cuisses…

Tout en continuant votre respiration profonde, vous imaginez que ces racines vont de plus en plus profondément dans le sol. Elles sont de plus en plus grosses.

À chaque inspiration, vous visualisez l’énergie de la terre qui remonte en vous. Cette énergie arrive de la terre, passe par vos racines, jusqu’à vos pieds, et remonte en vous.

À chaque expiration, vos racines s’étendent encore plus loin et encore plus profond vers le centre de la terre.

Ces racines commencent par englober de plus en plus d’espace, et englobent maintenant votre ville toute entière. Puis votre région toute entière. Votre pays tout entier.

Vos racines englobent maintenant la terre toute entière et vont jusqu’à son noyau. Vous êtes maintenant parfaitement relié avec la terre. La puissante énergie du noyau de la terre remonte jusqu’à vos pieds, puis jusqu’à votre cœur et vous traverse tout entier. Cela vous nourrit et vous donne de la confiance, de la puissance, et de la sérénité.

Là, bien enraciné, bien ancré dans le centre de la terre, vous allez y déposer une intention sur quelque chose que vous souhaitez voir apparaître dans votre vie.

Par exemple, dans le centre de la terre, vous allez émettre l’intention suivante : « je suis en sécurité, ici et maintenant ».

Vous vous sentez maintenant profondément relié avec la terre et en totale sécurité.

 

LA PLEINE CONSCIENCE

 

 » État de conscience qui résulte du fait de porter son attention, intentionnellement, au moment présent, sans juger, sur l’expérience qui se déploie moment après moment. » (Jon Kabat-Zinn)

Le plus souvent, dans la vie quotidienne, nous fonctionnons en mode automatique, nous sommes rarement là où nous sommes. Le matin, à peine le pied posé par terre, nous sommes déjà en train de penser à tout ce que nous avons à faire dans notre journée puis, sous la douche, en buvant notre thé ou en nous rendant au travail, c’est la même chose.

Quand nous sommes en pilote automatique, nous risquons des « dérapages », des sorties de route quand les pensées négatives qui surgissent malgré nous, en entraînent d’autres et finissent par échapper à notre contrôle volontaire et conscient produisant les fameuses ruminations.

Le but de la Pleine Conscience est de nous apprendre à nous arrêter et à être, moment après moment, connecté à ce que nous vivons.

Difficile en effet dans la société actuelle qui nous demande d’être hyperactifs de modifier cette habitude de pilotage automatique. Pour cela, il faut s’entraîner, « rééduquer » notre attention.

Muscler son esprit consiste, lors d’exercices de Pleine Conscience, à rediriger encore et encore son attention dans l’instant présent.

Des pensées surgissent quand nous faisons un footing, processus tout à fait normal, notre cerveau est une machine à fabriquer les pensées qui ne s’arrêtera pas !

En revanche, nous avons le choix entre suivre ces pensées, ruminer, anticiper, monologuer (c’est-à-dire augmenter le volume de la radio) ou juste observer qu’elles sont là, sans nous y enliser mais en reportant notre attention à la pleine conscience des sensations corporelles, de nos muscles, de notre souffle).

Nous entraînons donc ici notre esprit à rester dans l’instant présent, à ne pas voyager sans cesse dans le temps, passé ou futur. Méditer en Pleine Conscience pendant 30 à 45 minutes, c’est aussi faire un exercice sans rien en attendre de spécifique (bien-être, état de transe…).

Plus nous espérons quelque chose de précis, moins nous sommes dans l’instant présent car notre attention est alors portée vers des signes qui iraient dans le sens de notre attente.

De plus, nous passons par différents états, jamais semblables d’un jour à l’autre, éphémères, comme l’impatience, l’irritabilité, la détente profonde, le silence mental, la tristesse, la colère…

Nous apprenons à savoir être avec ces états, à les observer sans chercher à les modifier ou à lutter contre eux comme nous avons l’habitude de faire. Nous apprenons à accepter les choses telles qu’elles sont, agréables ou désagréables. Cette acceptation est facilitée par une attitude de non jugement.

Nous apprenons aussi que nos pensées ne sont pas des faits. Elles sont influencées par notre état. C’est pourtant à elles que nous sommes accrochées quand nous allons mal. Ce sont ces pensées qui augmentent notre angoisse, notre tristesse et qui nous précipitent parfois dans le gouffre de la dépression.

Que sont-elles au juste? Juste une interprétation de la réalité. Ne nous identifions donc plus à elles.

Quelques techniques :

* Manger en pleine conscience.

A quand remonte la dernière fois que vous vous êtes assis pour un repas et vraiment apprécié la saveur, la texture, l’odeur, et la présentation de vos aliments ?

Trop souvent, nous mangeons sur le pouce ou devant un écran. En revanche, de manger en Pleine Conscience signifie prêter attention à nos cinq sens.

Pensez où viennent vos aliments – qui l’a fait? Regardez, sentez, explorer, sentir, sentir à nouveau, prendre une petite bouchée, mâcher, goûter, savourer, et avaler. Relevez le défi de manger un repas en pleine conscience (et peut-être en silence) au moins quelques fois par semaine.

* Prendre une douche en pleine conscience :

Les activités que nous effectuons sur une base quotidienne, comme la douche, deviennent souvent les plus insensés, parce que nous effectuons une croisière à travers eux sur pilote automatique.

Mais ces activités servent de merveilleuses occasions de pratiquer la Pleine Conscience.

La prochaine fois que vous êtes sous la douche, concentrez vous sur l’eau sur votre peau. Quelle est la température ? Comment est la pression ? Utilisez votre sens de l’odorat pour sentir le parfum de votre shampooing ou de lavage corporel.

Soyez vous-même dans le moment et pensez à ce que vous faites et remarquez comment cette expérience diffère de votre routine habituelle.

 

CONCLUSION

 

Ces différentes méthodes ne font appel qu’à des outils que vous possédez, qu’à des notions simples.

Ces méthodes utilisent vos ressource d’une manière nouvelle et vous permettent de reprendre conscience de votre corpsa. Il est nécessaire cependant de les pratiquer régulièrement pour qu’elles deviennent naturelles et plus efficaces.

 

Géraldine CHANAL
Psychologue – Psychothérapeute
3 rue des Cottages 75018 Paris
Tel : 07 86 05 00 87