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SE LIBÉRER DE SES CROYANCES

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Les croyances se caractérisent par un sentiment de certitude qui nous fait agir et réagir de telle ou telle façon face à des événements ou à des personnes.

Elles ne sont pas la réalité, mais nous agissons comme si elles l’étaient. Elles déterminent très largement notre perception de la réalité et nos comportements.

QU’EST-CE QU’UNE CROYANCE ?

Les croyances sont des certitudes que l’on acquiert de notre éducation, de nos expériences, de ce qu’on nous a dit et de ce qu’on imagine aussi. Plus on a de références pour appuyer une croyance et plus l’intensité émotive reliée à la référence est forte, plus alors la croyance sera puissante.

L’enfant par exemple qui s’est fait répété par ses parents et professeurs, pendant toute son enfance, qu’il n’était pas intelligent a des références très puissantes pour croire que c’est vrai et se comportera en conséquence.

Les croyances sont donc des filtres à travers lesquels nous percevons non seulement le monde qui nous entoure, mais aussi nous-même, nos capacités, ce qui nous arrive, etc. En déterminant nos comportements, nos façons d’agir et de réagir, elles ont le pouvoir de créer ou celui de détruire.

TYPES DE CROYANCES

Il existe deux types de croyances, les aidantes et les limitantes.

Dans quel type vous reconnaissez-vous le plus ? « Je ne mérite pas de réussir », « Dans la vie, on ne peut pas tout avoir », « Je n’y arriverai jamais », « On ne peut faire confiance à personne »,… « Je me sortirai de tout », « Je suis capable d’atteindre mes objectifs », « Il ne m’arrivera jamais rien que je ne pourrai pas surmonter », « J’ai le droit d’être heureux(se) dans tous les domaines »,…

Si vous vous retrouvez davantage dans les croyances aidantes, vous avez probablement déjà entendu parler de tout ceci… Et vous savez aussi que, même si on est conscient que ça existe, on découvre des croyances ancrées en soi quasiment tout au long de sa vie…

IMPACT DES CROYANCES

Si nous n’y sommes pas attentifs, nos croyances gouvernent notre vie, nos relations, nos façons de penser, de faire, notre manière d’aborder la vie, les gens, les difficultés, les joies,…

Nous avons, en plus, l’art de renforcer nos croyances par nos comportements. Ou plutôt, nous avons l’art de créer inconsciemment des situations qui vont nous permettre de valider nos croyances.

Si vous pensez que c’est perdu d’avance, que vous n’arriverez jamais à vous sortir d’une situation, à atteindre vos objectifs,… vous branchez votre perception sur tout ce qui pourra vous permettre de confirmer cette croyance. Vous ne verrez que ça et passerez à côté de tout ce qui pourra vous prouver le contraire.

Les croyances agissent comme des filtres, comme des télécommandes qui branchent votre perception des choses sur un canal négatif.

Alors enfilez d’autres lunettes, changez les piles de la télécommande et appuyez-vous sur vos croyances aidantes…

IDENTIFIER SES CROYANCES

La difficulté est que les croyances les plus ancrées en nous sont souvent inconscientes, donc difficiles à identifier.

Le premier conseil est d’observer le moment présent et ce qui se passe en nous : à la fois au niveau du corps, des émotions et des pensées.

S’observer soi-même demande un apprentissage mais permet de débusquer ses croyances. Parmi les symptômes à prendre en compte : avoir le sentiment d’être limité dans vos choix ou de ne pas avoir le contrôle de votre vie, enchaîner les déceptions, etc.

Le deuxième conseil est les résultats de vos actions ou de vos comportements. S’ils sont insatisfaisants et ce, de manière répétée, il y a certainement une fausse croyance derrière.

Pour mettre le doigt dessus, essayez d’écouter votre discours interne. Entendez-vous cette petite voix qui répète souvent le même discours ? « Ça ne marchera jamais » « Je ne suis pas légitime sur ce sujet » etc

Exercice pour vous amener à les détecter :

– Quelle situation vous bloque, à quels défis vous heurtez-vous le plus souvent ?

– Quelles sont les généralités que vous répétez régulièrement ? Vous les trouverez dans des phrases que vous répétez qui contiennent des mots comme : toujours, jamais, personne, tous, etc.

– Complétez les phrases suivantes avec vos propres réponses : « Je suis… » « La vie est… » « Mon travail est… » « Je ne peux pas réussir parce que…. »

A QUOI SERVENT-ELLES ?

Aussi incroyable que cela puisse paraître, elles ont une fonction positive ! Selon les cas, il pourra s’agir de remplir un besoin de protection, de sécurité, de maintien de l’estime de soi ou de ressenti d’une puissance personnelle. Elles sont aussi auto-entretenues, permettant en cela le maintien dans la sécurité, la non-action, plus rassurante que l’échec potentiel.

COMMENT LES DÉCONSTRUIRE ?

Pour pouvoir agir sur une croyance, il faut donc l’avoir identifiée et nommée précisément avec ses propres mots.

On a vu qu’une croyance limitante nous bloque dans un schéma de pensée qui nous paraît naturel et logique alors qu’il existe d’autres manières d’envisager les choses.

Vous pouvez donc commencer par changer le regard que vous portez sur la croyance, en l’envisageant sous un autre angle. Pour transformer votre croyance et la remplacer, vous pouvez faire appel à plusieurs solutions.

Voici un modèle en 5 étapes :
1. Identifier la croyance et reconnaître l’intention positive qu’il y a derrière
2. Identifier sur quel postulat (erroné) repose cette croyance
3. Élargir votre vision et être conscient(e) de ses causes et de ses effets
4. Obtenir des informations sur le « comment » et trouver d’autres manières de satisfaire l’intention positive de la croyance
5. Reformuler la nouvelle croyance sous la forme affirmative et positive

CONCLUSION

Lorsqu’un événement extérieur se produit, notre façon de l’interpréter est bien plus importante et décisive que l’événement lui-même. En effet, le sens que nous lui attribuons va déterminer l’effet que cet événement aura sur nous et sur notre vie. Il dépend de nous que ces situations soient des catalyseurs de notre développement.

Les croyances sont des certitudes qui influencent nos actions et attitudes, alors autant cultiver celles qui nous « grandissent » !

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles ». Sénèque

Géraldine CHANAL
Psychologue – Psychothérapeute
3 rue des Cottages 75018 Paris
Tel : 07 86 05 00 87