web analytics

LES MESSAGES DU CORPS ET LA PLEINE CONSCIENCE

therapie indiv

« J’en ai plein le dos ! » disons nous parfois en croulant sous une charge intense de responsabilités, en nous plaignant d’un mal de dos récurrent.

Mal au foie, migraine, vertiges, eczéma, boule dans la gorge ou nausées avant un entretien ou un rendez-vous capital…, nombreux sont les maux somatiques dont nous souffrons pour la plupart d’entre nous.

CORPS : SIÈGE DE NOS EMOTIONS

Quelquefois, nous avons l’impression de porter un tel poids qu’il nous est impossible de le formuler autrement qu’en courbant l’échine.

Un corps souffrant est souvent porteur d’un message. Quand nous réprimons notre colère, notre corps réagira par exemple par un lumbago, quand nous sommes anxieux, angoissés et qu’il nous est impossible de verbaliser notre peur, celle-ci s’exprimera par une allergie, des vomissements, des palpitations ou par tout autre message.

Lorsque nos émotions nous bousculent, il nous arrive de perdre notre self-contrôle et notre corps réagira jusqu’à la maladie. Un simple trac peut agir sur le physique. La peau, cette enveloppe corporelle, jonction entre « le dedans et le dehors » est le lieu privilégié de l’expression émotionnelle.

 » Quand ça ne passe pas par la bouche, il faut bien que ça passe ailleurs !  » : Nos organes parlent, une douleur abdominale peut être une manifestation somatique d’une question restée sans réponse.

Ce qui est tu, réprimé s’exprimera à même le corps chargé de supporter tous ces silences. Parfois ce corps prend l’allure d’une véritable prison. Il impose de telles souffrances et se fait l’écho par ses manifestations sonores à l’insatisfaction profonde dont nous ne sommes pas toujours conscients.

Lorsque le désir fondamental est brimé, l’individu tombe malade. Tout déséquilibre psychologique retentit sur le système endocrinien et végétatif.

La maladie doit-elle être obligatoirement le prix à payer pour obtenir le droit de souffler ?

les maux du corps impliquent souffrance et angoisse, mais pour autant, ils agissent parfois comme des « faciliteurs », des donneurs de permission, en permettant des comportements qu’on ne s’autoriserait pas normalement.

Tomber malade devient alors le seul moyen acceptable pour nous décharger du poids de certaines responsabilités afin de s’occuper de soi sans culpabilité.

DU BON USAGE DES MAUX

Le symptôme somatique peut offrir l’occasion d’une remise en question, voire même d’une transformation positive.

Pour sonder notre corps, il nous faut apprendre à ouvrir les canaux de communication, entre notre conscience et notre corps. En prenant davantage soin de notre corps, nous apprendrons à reconnaître les signes de tensions, de fatigue et à y remédier.

Prendre conscience de son corps c’est s’octroyer régulièrement un rendez-vous avec soi, à travers simplement une petite pause plaisir pour se détendre.

Lorsqu’on amène une personne à prendre contact avec son corps en thérapie, elle parvient peu à peu à comprendre pourquoi elle contracte son ventre, d’où cette respiration bloquée qui l’étouffe et provoque des palpitations, pourquoi elle serre les dents avec, pour conséquence, une mâchoire verrouillée qui génère tensions et douleurs chroniques.

Certains se construisent une véritable armure pour éviter de ressentir la colère ou tout autre trouble. Du fait de cette cuirasse, ils n’ont pas accès à leur émotionnel. « Je me contrôle en permanence pour ne rien ressentir, j’ai peur de ce qui peut sortir ! »

Plus le corps est rigide, moins il a de sensations, plus il est brimé, plus il aura tendance à s’exprimer.

COMMENT MIEUX DECODER LES MESSAGES DU CORPS ?

Voici un exemple d’écoute du corps :
Lorsqu’une douleur se manifeste, imposez-vous le calme. Détendez tous vos muscles et posez-vous les questions suivantes :

« Que signifie ma douleur ? Qu’a t-elle à me dire ? »
Laissez émerger les réponses, elles ne viendront pas spontanément.

Soyez à l’écoute de votre être, comme si chaque parcelle de votre corps et de votre esprit s’efforçait d’entendre quelque chose. En vous mettant ainsi à l’écoute de vous même et en comprenant ce que vous ressentez, vous progressez également dans la communication avec votre entourage.

Pour cela, il vous faut d’abord être en lien profond et en accord avec vous-même. L’intimité avec soi-même exige que nous vivions cette harmonie intérieure.

Prendre soin de soi permet d’entretenir une meilleure relation avec les autres. Ecouter son corps, c’est entrer en contact avec lui, c’est en être conscient, l’habiter, c’est se fier à son intuition et se faire confiance.

C’est prendre le temps d’écouter nos sentiments et d’essayer d’y répondre par une action appropriée. Se centrer sur l’écoute permet de réduire toutes les tensions psychiques et physiques, d’accueillir les différents messages, d’identifier nos besoins réels et d’y répondre en redéfinissant par exemple nos limites, nos priorités et en repensant nos choix.

Apprenons par exemple à travers nos 5 sens à découvrir de nouvelles sources de plaisirs. En se connectant à nos sens, nous en découvrirons encore d’autres, comme la créativité, l’imaginaire etc. pour être vraiment en contact avec notre corps, avec nos émotions, avec la nature, avec la vie dans tous ses sens.

Pour éviter de se laisser habiter par un déferlement de pensées parasites, habituons-nous par exemple dans la journée à être vigilant à un état intérieur, simplement percevoir la présence attentive de son souffle, avec la sensation agréable de bénéficier d’un peu de temps pour être avec soi, attentif aux mouvements que l’on effectue ou encore prendre le temps de savourer un met en mangeant dans la pleine conscience ce que ce qu’on déguste.

Attentif à soi, mais aussi à son environnement : regarder autour de soi, écouter le tic tac d’une pendule, communiquer avec la nature, quel que soit notre environnement, être présent à la musique, à ses vibrations, autant de techniques simples à la portée de chacun.

EXERCICES DE PLEINE CONSCIENCE

La pleine conscience (« mindfulness« ) consiste simplement à porter attention au moment présent de façon volontaire et sans jugement. Elle permet de se recentrer sur nos sensations corporelles.

Exercice n°1 : Se concentrer sur la respiration pendant quelques minutes.

Comment?
– Installez-vous confortablement en position assise et fermez tranquillement les yeux.
– Respirez naturellement ou de façon profonde (respirations calmes et tranquilles) et amenez exclusivement votre concentration sur les sensations de la respiration.
– Par exemple, ressentez l’inspiration et l’expiration. Ressentez le souffle sur les narines ou dans la gorge, les mouvements du ventre ou de l’abdomen. Concentrez-vous sur l’ensemble des sensations liées à la respiration pendant quelques minutes. Si vous êtes distrait par une pensée, ramenez immédiatement votre concentration sur la respiration. Mettez de l’intention, de la volonté, de l’envie dans le fait d’orienter votre concentration sur la respiration.

Au départ, cela peut paraître difficile comme exercice. En effet, le cerveau peut vagabonder et éloigner votre concentration de la respiration.

Exercice n°2 : Le balayage corporel.

L’exercice consiste à porter votre attention / concentration progressivement sur les différentes parties du corps de la tête aux pieds ou inversement. Seule l’attention compte, pas la sensation. Peu importe que vous en ayez ou non, l’important est de faire attention

– Installez-vous confortablement en position assise et fermez tranquillement les yeux.
– Effectuez quelques respirations calmes, profondes et tranquilles. Inspiration par le nez et expiration très lente par la bouche.
– Portez votre attention / concentration sur les différentes parties du corps :
La tête (portez votre attention alternativement sur le sommet du crâne, les oreilles, la partie postérieure de la tête) – (environ 30 sec)
Le visage (portez votre attention sur le front, les yeux, les joues, le nez, les lèvres, la bouche…) – (environ 1 minute au total)
Cou, intérieur de la gorge et épaules – (environ une trentaine de secondes à 1 minute au total )
Dos (portez votre attention alternativement sur le haut, milieu, bas du dos) – (environ 1 minute au total) Torse (portez votre attention sur la poitrine puis sur le ventre / l’abdomen. Éventuellement sur les organes internes si cela a du sens pour vous) (environ 1 minute au total)
Tout le corps dans son ensemble – (environ 30 sec)

Exercice n°3 : Se concentrer sur les saveurs et le goût des aliments pendant le repas.

– Concentrez-vous pendant 1 minute à chaque repas sur : les saveurs, le goût des aliments, la mastication, le contact des aliments avec le palais, etc.
– Buvez de l’eau en ressentant le goût de celle-ci, en ressentant agréablement le contact dans la bouche, sur le palais, dans la gorge, etc.

Géraldine CHANAL
Psychologue – Psychothérapeute
3 rue des Cottages 75018 Paris
Tel : 07 86 05 00 87